Retour à Cotonou et fin de mission au Bénin 11/19/2011
Samedi 19 novembre - 18h32 Jeudi, j’ai tenu à dire au revoir aux étudiants avant mon départ de Glazoué. J’en ai aussi profité pour saluer Baccous et je me suis rendu à l’école remercier tout le monde et faire quelques dernières photographies. J’ai embrassé Rhode, puis nous avons repris la route pour Cotonou. Fait à noter, j’appris que Rhode était maintenant enceinte et qu’il faudra probablement la remplacer pour la prochaine formation. Daniel m’a dit qu’il ne devrait pas y avoir de problème mais je n’ai pu m’empêcher de penser que Rhode n’aura pas de revenus pendant ce temps-là. Nous avons attrapé Didier et sommes partis en taxi-brousse jusqu’à Bohicon où nous avons rencontré les responsables de l’hôtel DECA. Ils avaient déjà pris des stagiaires l’an passé et étaient enchanté de recommencer l’expérience à nouveau cette année. J’aime ça comme ça! Nous avons ensuite pris l’autobus pour Cotonou, non sans avoir finalement mis la main sur une cuisse d’agouti BBQ! À part de l’allure grotesque du morceau de viande, sur laquelle on avait laissé les griffes, c’était finalement assez banal. Rien pour en servir dans une Cage aux sports! La route était passablement cahoteuse, et il faudra me rappeler mon voyage ici lorsque je critiquerai les routes québécoises. L’enfer! Nous sommes arrivés à 14h00 à Cotonou, puis sommes passés chez elle chercher Fali, l’étudiante en communications, avant de nous rendre aux Délices d’Andreas, un restaurant-pâtisserie plutôt chic où là aussi nous avons vendu l’idée de prendre un de nos stagiaires. Le responsable ne semblait pas être là, et nous sommes repartis sans confirmation officielle de quoi que ce soit. Je me suis pris un hôtel près du stade de l’Amitié dans l’espoir de trouver un accès internet mais finalement le cyber café situé à côté m’a donné plus de fil à retordre que d’autre chose. J’ai eu difficilement accès et, condamné à utiliser un clavier français où toutes les touches sont dans le désordre, j’ai dû me résigner à rentrer sans avoir pu faire grand-chose. J’ai au moins réussi à parler à me bien-aimée pour la première fois depuis mon départ, une grande satisfaction après une semaine bien chargée. Vendredi, nous nous sommes rencontrés à 9h00 pour établir un plan de match mais avons dû faire face à bien plus grand que nous : la visite du pape Benoit XVI à Cotonou! Beaucoup de rues avaient été barrées et les transports se sont avérés compliqués toute la journée. En plus, la journée avait été décrétée fériée et la moitié des institutions étaient fermées. À tout le moins, nous avons eu une discussion très instructive avec la directrice commerciale de l’hôtel du Port qui nous a confirmé d’entrée de jeu qu’elle allait prendre 2 étudiants. Elle a dit ne pas avoir eu de problèmes l’an passé et voulait sans contredit répéter l’expérience. Elle nous a par ailleurs parlé d’un projet qu’elle voulait mettre en place avec d’autres hôteliers de Cotonou afin de pourvoir à la grande pénurie de main d’œuvre qualifiée dans le secteur. Elle nous a confirmé ce que j’ai entendu souvent ici, soit que les écoles hôtelières de la ville ne sont pas à la hauteur des attentes. Elle veut par conséquent mettre sur place un programme privé de formation, dans lequel elle voudrait peut-être voir CSF s’impliquer. Elle recherche clairement des formateurs à la hauteur et pensait pouvoir peut-être profiter des formateurs CSF. Bien que nous soyons tout à fait opposés à financer des formations au bénéfice du secteur privé, nous avons convenu suite à la rencontre qu’il serait peut-être possible de trouver des formateurs canadiens prêts à venir ici pour aider les hôteliers de la région. En échange de notre aide, les hôteliers, qui devraient d’ailleurs payer ces formateurs, pourraient s’engager à libérer les formateurs pendant quelques semaines, histoire qu’ils aillent passer 2 ou 3 semaines à Glazoué aider Rhode et Daniel avec nos propres formations. Un genre de marché qui pourrait convenir à tout le monde, et qui nous ôterait une pression financière vu les charges importantes reliées au fait de faire venir quelqu’un ici. C’est sûr que des gens comme Frédéric, qui ont de l’expérience mais aussi prêts à donner plusieurs semaines de leur temps de façon tout à fait bénévole, ça ne se trouve pas partout. On pourra voir à ce nouveau projet une fois que je serai revenu, et la directrice commerciale nous fera parvenir sous peu la documentation qu’elle a déjà montée à ce sujet. Nous avons ensuite décidé de remettre à un autre jour notre visite à Porto-Novo puisque les responsables étaient absents. Nous avons choisi de passer l’après-midi avec Dominique et Maxime, de chez Oxfam-Québec, afin de voir s’il y avait possibilité d’une collaboration entre nos deux organismes. J’en retiens que CSF-Bénin est encore trop jeune pour pouvoir rencontrer les critères d’Oxfam quant à la formation d’un partenariat officiel. Toutefois, et je crois que Daniel et Cyrille ont été enchantés de ces réponses, Oxfam était bien ouvert à mettre CSF-Bénin en contact avec ses autres partenaires et relations. J’ai laissé Cyrille et Daniel prendre l’initiative des discussions, et il semble que cette collaboration naissante puisse se développer de façon solide au cours des prochaines années si tout va bien. Je dois dire que le hasard fait bien les choses : je n’avais aucune intention d’approcher Dominique et Maxime pour nos projets à mon arrivée, ne sachant d’ailleurs même pas qu’il y avait là une telle possibilité. Ici, tout est question de contacts, et ceux-là seront à mon avis bien précieux pour CSF-Bénin après mon départ. Nous avons terminé la soirée directement sur la terrasse de Maxime et Dominique, qui offre une vue splendide sur le Golfe de Guinée. Tout le monde est venu nous rejoindre et nous avons pu célébrer la fin de cette mission au Bénin autour d’un verre de cidre de glace apporté pour l’occasion. Benoit XVI serait fier de ce qu’on a fait ici. ;) Je suis ensuite parti à l’aéroport pour la deuxième partie de ma mission, à Madagascar, après des au revoir bien sentis. Vraiment, le Bénin va ma manquer; je commençais à me sentir chez moi dans la frénésie complètement étourdissante de cette ville folle! Commentsakakpo alfred 05/02/2012 16:46
Je suis nu beninois cuisinier a l'hotel et qui recherche d' emploi. Leave a Reply |
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