Safari et saumon fumé à Nairobi 11/20/2011
Dimanche 20 novembre – 15h45 L’avion ayant une heure trente de retard à son arrivée à Cotonou, elle s’est donc posé aussi en retard à Nairobi où j’étais supposé faire une simple escale de deux heures. Toutefois, le sort en a voulu autrement et j’ai raté le départ pour Madagascar. Prochain vol, le lendemain soir à 22h15! Je suis donc resté toute la fin de semaine à Nairobi, aux frais de la compagnie aérienne et dans un 5 étoiles en plus, où j’en ai profité pour relaxer un peu avant la prochaine semaine. Ainsi, je suis arrivé à l’hôtel à midi hier, où j’ai tenté pendant quelques heures de régler mon arrivée avec Kaja, le chargé de projet de CSF à Madagascar qui devait me prendre à l’aéroport. Pour une raison qui m'échappe, je n’ai pas été capable de placer un seul coup de téléphone depuis que je suis en Afrique et c’est finalement Thémis, à partir de Montréal, qui a réussi à joindre Kaja après avoir reçu mon courriel d’au secours. Tout étant rentré dans l’ordre, j’ai fait un peu de ménage dans mes affaires et suis allé souper avec un Burkinabé qui travaille pour le Fonds international pour le développement de l'agriculture (FIDA-ONU), et qui doit lui aussi se rendre à Madagascar en mission cette semaine. Je me suis aussi organisé un safari-photo dans le parc national de Nairobi, un endroit exceptionnel situé à seulement quelques kilomètres du centre-ville. Tellement près qu’on photographie les girafes avec les immeubles en arrière-plan… Puisque je n’avais pas de caméra (nous utilisions celle de CSF-Bénin depuis le début), je suis passé en soirée au Nakumatt, le Wal-Mart du Kenya. J’ai été étonné des prix ici, qui sont franchement comparables à ce que l’on trouve au Canada… En fait, depuis mon arrivée, je n’arrête pas de penser que Nairobi est bien différente de la conception des villes africaines que nous pouvons avoir. Mon ami burkinabé m’a d’ailleurs indiqué que Nairobi était petite comparée à Abidjan, en Côte-d’Ivoire ou Accra, au Ghana. Quand on se promène au centre-ville ici, on a franchement l’impression d’être dans une quelconque ville occidentale, aux accents vaguement britanniques. Rien qui laisse présager des lions sauvages en liberté à quelques minutes de là… En tout cas, l’Afrique est manifestement une terre de contraste et n’a rien d’homogène! Nous avons quitté l’hôtel ce matin à 7h00 pour aller voir les animaux du parc. C’était capotant! Quelques minutes seulement après notre arrivée, in lion a surgi de la forêt avec un air désinvolte et est venu marcher paisiblement à quelques centimètres seulement de notre véhicule d’observation. J’aurais franchement pu lui donner à manger; mais je me suis retenu! Toute la matinée, nous avons pu observer les animaux dans la savane, qui sont tous là en totale liberté. Il semble que le parc ait seulement été clôturé pour éviter que les animaux ne passent sur la route. Ils résident dans le parc depuis toujours, et personne ne les nourrit. C’est vraiment délirant de pouvoir des bêtes sauvages d’aussi près! Nous sommes revenus du safari à midi après avoir passé une heure sur les routes congestionnées de la ville. Ouf, la circulation est dense ici! Aussi, après avoir dîné au buffet de l’hôtel (saumon fumé, gigot de chèvre rôti, brochette de poulet au cari!), j’ai tenté d’aller faire quelques emplettes au marché Maasaï, à quelques pas d’ici. J’ai toutefois dû abandonner, puisque cinq « brokers » m’ont carrément assailli afin de négocier mes achats pour moi. Ne pouvant d’aucune façon me débarasser d’eux (ils sont vraiment tenaces les p’tits maudits), je suis seulement revenu à l’hôtel prendre une douche. Sans être parano, Nairobi a la réputation d’être une ville passablement dangereuse et les attaques de touristes ne sont pas rares. Pas le genre de place où c’est une bonne idée de sortir son portefeuille lorsque 5 « twits » t’entourent pour essayer de te vendre n’importe quoi. Bon, je me reprendrai à l’aéroport, qui est pas mal plus garni en boutiques que Charles-de-Gaulle à Paris! J’ai terminé l’après-midi en révisant mes notes sur l’école d’Antananarivo. Il y a apparemment beaucoup à faire là-bas; je n’ai même pas l’impression qu’une organisation a été formée pour gérer CSF-Madagascar et Kaja est présentement plus ou moins notre seul contact sur place. Sans le CDA, un centre de formation professionnel destiné aux jeunes pauvres de la capitale et partenaire de CSF, nos formations n’auraient simplement jamais eu lieu. Je passe les deux prochains jours là-bas, je serai donc en mesure de faire un compte-rendu plus détaillé de ce qui s’y passe dans les jours à venir. Allez, en route vers Madagascar!!! CommentsRené-Yves 11/20/2011 06:04
Vraiment passionnant! Nathalie 11/21/2011 12:39
Merci de nous raconter ce voyage!C'est super intérressant!:-)) Leave a Reply |
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