Vendredi 18 novembre – 7h21

Les deux dernières journées ont été pas mal occupées! Mercredi matin, nous avons commencé la journée vers 10h00, lorsque nous sommes allés rejoindre les étudiants à l’école. De là, les étudiants avaient rendez-vous pour aller faire des tests de tuberculose, qui sont obligatoires ici si  on veut pouvoir placer nos stagiaires. Ainsi donc, pendant que les étudiants faisaient leurs tests, je suis allé avec Baccous chercher les quelques ingrédients qui manquaient à notre banquet. Je suis passé chez le boucher qui nous a coupé un morceau d’épaule de porc. Son atelier était agréablement... médiéval. J’en ai profité pour goûter le porc BBQ qu’il était en train de faire cuire; un vrai délice!

Ensuite, nous sommes allés au marché, puisque le mercredi la grande place du marché se remplit à Glazoué et des vendeurs de tous les coins de la région y viennent avec leur marchandise. On trouve de tout : des vêtements, des télés, des instruments de cuisine, des pièces en ferraille et beaucoup de bouffe et d’ingrédients frais. Mon coup de cœur : des petits bâtonnets frits faits de pâte d’arachide que l’on trempe dans l’huile avant de les manger. Ça mérite d’être importé!  J’ai aussi pu prendre une petite pause et goûter au Chapalo, une bière de mil fermentée servie dans une demi calebasse (une espèce de courge séchée). Les gens du coin y sont pas mal attachés, mais ça goûte franchement la bière que j’ai déjà moi-même fabriquée dans mon appartement lorsque j’étais aux études. Ça goûtait, mettons, expérimental! En accompagnement, des morceaux de peau de bœuf bouillies dans une sauce légèrement piquante. Décidément, j’ai eu droit au petit déjeuner le plus difficile à faire accepter à mon foie de toute ma vie. Nous avons terminé nos emplettes et sommes retournée à l’école cuisiner. Dommage, je n’ai pas trouvé de miel de Dassa comme on en avait trouvé lorsque nous y sommes allés, le meilleur que j’ai goûté dans ma vie. Faudra revenir!

Après avoir joué au chasseur d’épices, moi et Frédéric avons mis la main à la pâte pour préparer le banquet du soir. Nous avons fait plusieurs bouchées : croquettes d’igname, boulettes de viande, omelettes espagnoles, salade de pommes de terre, épaule de porc braisée et pudding au pain. J’ai mis un peu du sirop d’érable de ma bien-aimée dans le dessert et le porc, question de rendre le banquet un peu spécial.

À 15h30, nous avons tenu une rencontre avec les trois membres du CA de CSF-Bénin, Daniel le directeur, Cyrille de la SOPEDI, ainsi que Fred. Nous avons fait le tour des préoccupations de tout le monde et des défis qui vont venir à nous dans les prochains mois. J’ai réitéré à tout le monde ma grande satisfaction face à leur travail et leur ai promis de financer en entier la prochaine formation qui doit commencer au printemps. Par la suite, je pense qu’on pourra revoir l’étendue de notre participation financière dans l’école : tout le monde s’entend ici pour dire que CSF-Bénin doit devenir autonome et réussir à diversifier ses sources de financement. D’après moi, si tout va bien, CSF Canada pourrait éventuellement baisser de façon significative sa participation financière dans les formations à Glazoué. Ils ont vraiment une structure solide et comme je le leur en ai parlé, je pense à faire de CSF-Bénin notre tête d’affiche et notre modèle pour tous nos projets à venir. En passant, les rencontres officielles sont à des millions de kilomètres des débats de l’Assemblée Nationale : tout le monde ne prend la parole qu’une seule fois, et fait une intervention qui s’apparente à un discours électoral. Ça commence par des remerciements, tout le monde refait l’historique de sa participation dans le projet et on s’attaque ensuite au compte-rendu proprement dit. Un contexte bien particulier pour nous qui sommes habitués à des discussions énergiques lors de telles assemblées!

Nos invités ont commencé à arriver vers  20h00 et tout le monde qui avait été invité est venu. Le commissaire de police, les membres du CA, les représentants de la mairie. C’était génial! Même le directeur de l’hôtel JECO à Dassa est passé. Il était particulièrement impressionné par le professionnalisme et la tenue de nos étudiants, ainsi que par nos installations. Mettons que j’étais pas mal fier!! Tout le monde a trippé sur le poudding au pain à l’érable, et nous avons vraiment eu une excellente soirée. Didier était même venu de Cotonou pour l’occasion, et le journaliste en lui en a profité pour prendre 10 000 photos et plein de vidéos. J’en mettrai plein sur notre page Facebook  à mon retour.

J’en profite ici pour rendre rapporter l’hommage que les membres du CA ont rendu à Thémis, qui leur a vendu l’idée il y a deux ans de s’impliquer dans le projet. Thémis les a convaincu que la cuisine pouvait réellement changer le monde, et qu’une école CSF pouvait mettre Glazoué « sur la map ». Je crois que le banquet de la soirée aura achevé de les convaincre. En effet, lorsqu’ils me relataient le discours émouvant que Thémis avait livré, ils ont même utilisé le mot prophétie. Wow, Thémis, tu es maintenant prophète. ;)
 
 
Lundi – 14 novembre 2011 – 18h53

Aujourd’hui nous nous sommes levés à 7h00 pour nous rendre à l’école pour 8h00. Nous avons passé la matinée à préparer le banquet de mercredi et voir à toute l’organisation. J’ai apporté une caisse de livres de cuisine que Thémis a offert personnellement à CSF-Bénin et provenant de sa collection personnelle. Les étudiants ont bien aimé et ont passé environ une heure à chercher des recettes pour le banquet. Ils ont finalement de faire des amuses-bouche que nous servirons à nos partenaires locaux. Pour ma part, j’ai réglé la liste d’invitation avec Cyrille, Daniel et Christophe, le président de CSF-Bénin. Tout est maintenant en ordre pour mercredi. Nous avons toutefois manqué de temps pour cuisiner;  ce n’est seulement que partie remise pour demain.

En début d’après-midi, nous sommes allés dans le village voisin de Dassa afin de prendre des choses au marché pour le lendemain que nous ne pourrions pas trouver ici à Glazoué. Nous en avons aussi profité pour aller visiter l’hôtel JECO, un hôtel 3 étoiles qui a ouvert il y a trois mois. Le directeur nous a chaleureusement accueilli et a accepté notre invitation de venir au banquet. Il était d’ailleurs très intéressé à prendre un de nos étudiants en stage, quoiqu’il a émis certaines critiques sur la durée du cours. Il semble que plusieurs voudraient bien voir le cours s’étende à au moins 6 mois. Comme nous en avons toutefois discuté, la formation que nous offrons n’est réellement qu’une formation de base; les hôteliers et restaurateurs doivent eux aussi participer dans leur propre succès en investissant sur nos étudiants, et en complétant leur formation directement sur place. Somme toute, une très bonne rencontre; le directeur a encore loué l’importance de donner une telle formation dans la région, puisqu’il est très difficile de trouver une main d’œuvre avec des qualifications de base en cuisine ici.

En soirée nous sommes passés à l’usine de coton où nous profitons de l’accès internet. Daniel y travaille en saison comme informaticien et l’usine lui laisse l’accès à ses bureaux quant il le désire. 

Chronique culinaire!

Je vous l’entends tous demander : que mange-t-on à Glazoué? Ici, on trouve partout des oranges, des bananes, des ananas, des piments, des petites tomates, de l’igname et des arachides. Toutes les viandes sont préparées à peu près de la même façon, cuites longtemps dans une sauce plutôt piquante au gout riche et un peu sucré.

De la même façon, on prépare le fromage peul, dont l’origine vient plus ou moins du Sahel et qui goûte… le cheddar frais de la Beauce et de Warwick! Sans farce, ça goûte presque pareil, sauf pour la texture qui est un peu plus granuleuse. Lui aussi est servi en sauce comme les viandes.

L’igname est la spécialité de la région : on la fait bouillir, puis on en fait une purée qui ressemble grossièrement à une purée  de pommes de terre. En suite, on pose la purée dans des bols profonds en bois avant de la battre vigoureusement pendant de longues minutes avec des pilons géants. La pâte obtenue, plus ou moins élastique, est tout simplement appelée « pâte » et est servie avec les viandes en sauce. L’art de faire l’igname « pilée » semble être pris au sérieux et le fait même d’ajouter du sel à la pâte pendant qu’on la prépare tient du crime de lèse-majesté.

Il ne me reste maintenant que trois plats à essayer ici : la sauce feuille, une sauce gluante dont on m’a vanté les mérites. L’attiéké, à base de manioc. Et l’agouti, dont le nom dit presque tout : un ragout de … rat de brousse.  Frédéric me dit que ça ressemble à de l’écureuil. Je suis rassuré.

Demain, on fait la mise en place du banquet!    

Mardi – 15 novembre 2011 – 18h30

Ce matin nous nous sommes levés à 7h00 puis sommes allés prendre un café chez Baccous avant de commencer le travail. Rien à voir avec un Second Cup, Baccous nous charge 100 francs (25 sous) pour une grande tasse de café instantané, chauffé dans une cuve sur un feu de charbon de bois. Baccous est tout de même très sympathique et nous a aidé toute la matinée à faire les courses en moto pour le banquet. Pendant que Frédéric était à la recherche de nos ingrédients, j’ai fait un chef Thémis de moi-même et ai revu quelques notions de base avec les étudiants. J’ai pu remarquer qu’ils avaient un peu de misère avec les notions de base, surtout avec la manipulation des couteaux. Puisqu’ils ont maintenant deux mois et demi de formation, ils doivent impérativement améliorer ce côté, sinon les hôteliers ne les garderont pas après leurs stages. Après tout, ils seront manifestement embauchés pour faire la mise en place et la coupe des légumes pour commencer, et ils doivent au moins avoir cette base. J’ai donc demandé à Frédéric d’y voir après mon départ, lui qui doit rester encore au moins une semaine au Bénin. Il est toutefois bon de noter que Frédéric restera en Afrique tout l’hiver, et qu’il nous a promis de garder un œil sur l’école pendant son séjour, de façon tout à fait bénévole. CSF-Bénin ne lui devra jamais assez pour son implication.

J’en aussi profité de la matinée pour faire goûter le sirop d’érable de ma bien-aimée à nos étudiants. Aucun doute, ils ont adoré! J’en utiliserai demain lorsque nous ferons la pâtisserie pour le banquet.

Cet après-midi, j’ai pris un peu de repos car j’étais exténué. J’en ai profité pour marcher seul dans les rues de Glazoué avant d’aller faire la sieste. Demain, le marché s’installe dans la ville et on sent la fébrilité autour de la place du marché. C’est fou, autant j’étais complètement perdu dans le chaos de la ville à mon arrivée, autant je commence maintenant à en comprendre la dynamique. En fait, c’est tout simple : c’est presque la même chose qu’à la maison, les infrastructures en moins. Les enfants quittent pour l’école le matin, les artisans ouvrent leurs boutiques et les vendeurs remplissent leurs étals. Le midi, les gamins rentrent à la maison, et retournent à l’école plus tard en après-midi, lorsque la chaleur a baissé un peu. Tout est bruyant, il y a des motos partout, et tout le monde ici à quelque chose à vendre. La route est bondée de vieilles voitures et de camions en totale décrépitude, et on aperçoit une fois de temps en temps un 4X4 neuf. Un joyeux bordel, à travers lequel tout le monde fait finalement sa petite affaire. Un autre monde, mais étonnement proche du nôtre.  

 
Photos!! 11/15/2011
 
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Dimanche 13 novembre – 22h09

Après une courte nuit, nous nous sommes levés à 5h30 pour aller retrouver Cyrille et Daniel au stade de l’amitié de Cotonou. Un endroit un peu surréaliste, où des armées d’athlètes font leurs exercices matinaux sur la grande place en face du stade, alors que les vendeurs s’activent déjà autour des autobus qui partent vers la région. Nous sommes finalement partis vers 6h30 et avons vogué sur une route délirante jusqu’à Glazoué. À mi-chemin, à Bohicon, j’ai pu goûter à la réalité de l’Afrique rurale; des maisons faites de terre battue, des motos, encore des motos, et bien sûr des hordes de vendeurs qui négocient frénétiquement leurs produits. Sans Daniel pour nous aider, nous paierions d’ailleurs nos achats trois fois plus cher! Entre Bohicon et Glazoué, des vendeurs de potions nous ont fait tout un spectacle dans l’autobus, essayant de nous convaincre de l’efficacité de leurs remèdes : démangeaisons, infections urinaires, malaria… On se sentait véritablement comme dans un livre de Lucky Luke, ou encore dans une certaine chanson de la Bottine Souriante!

Arrivés à Glazoué, nous avons rapidement déposé nos choses au centre de la SOPEDI puis sommes allés directement à l’école où les étudiants nous attendaient. Malgré que ce soit dimanche, les étudiants avaient préparé une recette de pommes de terre sautées au jambon franchement délicieuse. Nous avons aussi rencontré le président de CSF-Bénin, puis après les présentations et discours d’usage, nous avons dîné avec les étudiants.

L’école est petite mais très propre et fonctionnelle. Les toilettes et les douches sont étonnement propres  et tout le local est bien entretenu. Frédéric semble très satisfait de l’état des lieux et était visiblement enchanté du travail fait par CSF-Bénin suite à son départ.  J’ai aussi eu la chance de rencontrer Rhode, la formatrice, qui m’a fait très bonne impression. Sûre d’elle, elle a tout le respect de ses étudiants.

Avant de quitter, j’ai promis aux étudiants que nous passerions la journée avec eux demain et que nous ferions quelques recettes canadiennes (lire québécoises). J’ai d’ailleurs apporté un peu de sirop d’érable de la Beauce (merci à ma bien-aimée!!) qui j’en suis sûr ne les laissera pas indifférents. 

Photos à venir, la connection est terrible!
 
 
Samedi 12 novembre 2011 – 3h49

Mon arrivée à Cotonou s’est somme toute faite en douceur. Après avoir affronté la horde de porteur de bagages à l’aéroport qui voulaient s’emparer de mes valises, mon ami Maxime, ainsi que Daniel et Cyrille, sont venus me chercher. Cyrille est président de la SOPEDI-Bénin, l’organisme qui nous a contacté pour la première fois en 2008 pour lancer le projet de CSF-Bénin à Glazoué. Je coucherai d’ailleurs dans les chambres de la SOPEDI pendant mon séjour à Glazoué. Daniel, quant à lui, est le directeur de CSF-Bénin, et s’occupe directement de notre centre de  formation sur le terrain. Finalement, Maxime est un de mes amis d’enfance qui travaille aujourd’hui avec sa femme Dominique au sein d’Oxfam-Québec à Cotonou.

Dès mon arrivée, j’ai été conduit aux bureaux d’Oxfam où j’ai pu assister à des débats très intéressants sur l’avenir de l’agriculture au Bénin. Des représentants du gouvernement béninois étaient d’ailleurs présents au débat, ce qui a contribué grandement au succès de l’événement.

Après les débats, nous avons rencontré une coopérante d’Oxfam qui semblait bien s’y connaître en éducation et qui nous a indiqué qu’une des grandes difficultés consistait en la sélection d’étudiants qui savaient déjà lire et écrire. Elle nous a tout de même dit qu’une multitude d’ONG se consacraient à l’alphabétisation. Nous pourrions déjà penser à un partenariat avec l’une d’elles à Glazoué, ce qui pourrait nous aider grandement dans la sélection d’étudiants fonctionnels et motivés.

Par la suite, j’ai fini la soirée avec Maxime, Dominique et Évelyne, la directrice d’Oxfam-Québec à Cotonou, qui m’ont donné mon premier cours Bénin 101 et qui m’ont aussi mis au parfum de la réalité des ONG en Afrique de l’Ouest.

Vraiment, une première soirée exceptionnelle.

Et pour ceux qui se demandent comment c’est ici? Tout est chaotique, mais les Béninois sont extrêmement accueillants. À voir au moins une fois dans une vie! Et les couleurs! Tout est coloré ici!

Samedi 12 novembre 2011 – 19h13

Toute une journée! Je me suis levé et suis allé rejoindre Cyrille et Daniel, avec qui nous avons pris les zemidjans pour se rendre à la capitale Porto-Novo. Un zemidjan, c’est un taxi-moto ; et il doit bien en avoir 10 000 ici! On négocie le prix, on monte, et on retient son souffle! Personne ne porte de casque, et les zemidjans se faufilent dans la circulation comme des abeilles. C,est complètement fou!

Nous sommes donc partis pour Porto-Novo car nous voulions aller y rencontrer un hôtelier pour y placer une stagiaire qui a de la famille là-bas. Ils se sont montrés très réceptifs et nous repasserons fort probablement d’ici la fin de la semaine. J’ai été étonné de voir l’enthousiasme et l’attrait qu’ont les gens du fait que le projet est localisé à Glazoué. Les gens sont étonnés mais aussi ravis que nous ayons pensé à construire l’école en région, dans le « Bénin profond ». On semble apprécier notre volonté d’aider les gens dans  les régions, et l’hôtelier qui nous a reçus a accueilli favorablement notre demande de placer un de nos stagiaire chez lui.

Par la suite, nous sommes allés visiter rapidement le centre Songhaï, une petite communauté agricole modèle où tout est fait sur place : culture, transformation, vente sur place. L’endroit était étonnamment propre et donnait l’impression d’être très bien organisé. Nous y repasserons là-aussi, car ils ont un restaurant dans lequel nous aimerions placer un stagiaire une fois la formation finie.

Dimanche 13 novembre -  00h33

De retour à Cotonou, nous avons décidé de prendre l’après-midi  pour aller se reposer à la plage avec Maxime, Dominique et leur petite Gisèle. Nous avons passé un agréable moment, pendant lequel nous avons discuté des possibilités de collaboration entre Cuisiniers sans frontières et Oxfam-Québec.  Malgré la petitesse de notre organisme et le fait que nous soyons seulement présents à l’extérieur de la capitale, je crois que nos deux organismes regardent à tout le moins dans la même direction. Du point de vus d’une toute petite ONG comme la nôtre, c’est franchement encourageant.

 En soirée, nous sommes allés chercher Frédéric à l’aéroport. Frédéric travaillera avec moi le reste de la semaine, lui qui connaît très bien le Bénin et Glazoué, y ayant passé six mois l’année dernière pour construire notre école. De joyeuses retrouvailles! Nous avons par la suite dîné avec Maxime, Dominique, Cyrille, Daniel, Faria et Didier. Didier est journaliste ici à Cotonou et a fait plusieurs photos et vidéos du voyage de Thémis et de Frédéric l’an passé. Une rencontre absolument géniale. Didier est extrêmement informé des actualités internationales et semble avoir à cœur le développement de son pays. Quant à elle, Faria est notre directrice des communications et termine maintenant  sa formation en communications.  Décidément, Cuisiniers sans Frontières Bénin est entouré des meilleures personnes qui soit. 24 heures après mon arrivée,  je ne peux seulement constater l’excellence de nos contacts sur le terrain. Je l’ai répété toute la journée : je suis enchanté de ce que je vois ici.

Demain : on part à 6h00 pour Glazoué!

Dimanche 13 novembre – 15h34

Arrivée à Glazoué! Plus de détails plus tard!

 
 
11 novembre 2011 – 1h28 HNE

Après presque neuf mois d’inactivité, CSF reprend du service! Pour cette raison, nous avons convenu d’aller voir sur le terrain ce qui advenait de nos formations et de nos installations, particulièrement à Madagascar qui recommence ses activités après deux ans de pause. Ainsi, j’ai été l’heureux élu pour aller directement sur place et vérifier par moi-même où en est rendu CSF après 8 ans d’existence.

Je vous invite à me suivre sur ce blog que je m’efforcerai de mettre à jour le plus souvent possible. Je vous indiquerai ce que j’ai vu sur place, j’en profiterai pour rencontrer d’anciens étudiants et voir ce qu’ils sont devenus, je tenterai de rencontrer des partenaires afin d’assurer la pérennité de nos projets et bien sûr,  je jetterai un coup d’œil sur nos 2 nouvelles formations, à Glazoué et à Antananarivo.

Je suis présentement à l’aéroport à Paris et attend fébrilement mon départ pour Cotonou, la première escale de mon voyage de deux semaines. Le tout nouveau directeur de CSF-Bénin m’y attend, et nous avons rendez-vous ce soir avec des amis oeuvrant au sein d’Oxfam au Bénin.

Je pars à la recherche d’un croissant et aussi de quelques pâtisseries pour nos amis de Cotonou. On se reparle ce soir, en direct de l’Afrique!

Alain Langlois, président

Cuisiniers sans Frontières

 

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